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Le plus humble des hommes s’apprête à franchir la plus haute marche
Dans l’épître aux romains, saint Paul semble bien dire ce qu’est l’humilité véritable quand il donne ce conseil : « Ne vous surestimez pas plus qu’il ne faut vous estimer, mais garder de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que Dieu lui a départi. » (Romains, 12 :3).
C’est ainsi que je comprends l’humilité de frère André. Dans cette attitude, il n’y a rien de cette fausse humilité par laquelle la personne se déprécie ou se considère indigne devant les autres. Frère André, en homme d’une grande humilité, avait une sage estime des dons que Dieu lui avait fait. Son humilité était celle des forts, celle qui n’a pas besoin de prouver aux autres sa grandeur. Frère André n’avait pas besoin de titres d’honneur, il avait compris les paroles de Jésus qui disait que le plus grand parmi vous est celui qui se met au service des autres.
La plus haute marche, la plus haute reconnaissance que l’Église catholique puisse donner à un des siens ne faisait pas partie de son « plan de carrière »! De la plus haute marche, frère André ne voudra pas attirer l’attention vers lui mais nous inviter à faire de notre vie, une vie de service et d’amour.
Frère André sera sur cette marche comme un témoin qui nous propose de nous tourner vers saint Joseph, son ami. Frère André pourra maintenant, mieux que jamais, nous inviter à accueillir ce Dieu d’amour vers qui doit se diriger tout honneur et toute gloire.
Père Claude Grou, c.s.c.
Recteur
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