Hybridé par M. Elaine Bessette en 1996
Floraison: fin mai début juin
| Saint frère André |
| Anniversaire de naissance de saint frère André : 9 août Fête liturgique de saint frère André : 7 janvier Date de canonisation de saint frère André : 17 octobre 2010 |
|
|
| Saint frère André : un homme de chez nous |
| Saint frère André : l'humble portier |
![]() Saint frère André, c.s.c. vœux perpétuels Crédit photo: Henri Larin - 1874 |
Il s’appelait Alfred Bessette. Il vint au monde le 9 août 1845 et dès le lendemain, il était si frêle que ses parents l’ont eux-mêmes ondoyé.
Sa famille est pauvre et, quatre ans plus tard, elle s’installe à Farnham où le père peut mieux exercer son métier de bûcheron. Mais son métier le perd : il est tué par la chute d’un arbre. Alfred n’a que neuf ans. Sa mère se retrouve seule, à quarante ans, avec dix enfants : trois ans plus tard, la tuberculose l’emporte. « J’ai rarement prié pour ma mère, mais je l’ai souvent priée », dira plus tard frère André. La famille est dispersée. Alfred a douze ans et il doit faire face à la vie pour se trouver un travail et apprendre un métier. Commencent alors pour lui treize années de vie errante, sans bagage et sans grand espoir, lui qui est à peine capable de signer son nom et de lire un livre de prière. |
| L'ouvrier |
|
Petit ouvrier non spécialisé, perpétuel apprenti, exposé à l’exploitation des plus forts, ses forces grêles s’essaient constamment à un éventail de métiers. On le voit manœuvre dans les chantiers de construction, garçon de ferme, ferblantier, forgeron, boulanger, cordonnier, cocher. Puis, suivant le mouvement d’immigration des Canadiens-français de l’époque, il ira aux États-Unis travailler quatre ans dans les filatures. Il met tout son cœur à l’ouvrage : « En dépit de ma faiblesse, dit-il, je ne me laissais pas dépasser par les autres dans le travail… » Il revient au Canada en 1867, en même temps que des milliers d’autres Canadiens. |
| L’homme d’une grande œuvre |
|
Durant toutes ces années, une œuvre immense est en train de se réaliser. Des foules de plus en plus grandes se pressent à l’Oratoire. La première petite chapelle est érigée en 1904. Mais elle devient rapidement insuffisante pour recevoir tous ceux qui s’y rendent. On l’agrandit en 1908 et encore en 1910. Et c’est toujours trop peu : il faut une plus grande église en l’honneur de saint Joseph.
En 1917, on inaugure la crypte capable de recevoir mille personnes. Mais cette crypte n’est que la base d’un projet encore plus grandiose. Toute sa vie, frère André s’emploiera avec ses amis à construire un oratoire qui deviendra le plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph. Pourtant, jamais il ne parle de « son œuvre ». Au contraire. Quand les foules viennent à l’Oratoire pour des grandes célébrations, il s’efface, se cache presque, derrière le chœur pour prier en solitaire. En 1931, alors que s’érige la basilique, la crise économique force l’arrêt des travaux. En 1936, les autorités de Sainte-Croix convoquent une réunion spéciale pour décider s’il faut poursuivre le projet ou l’abandonner, d’autant plus que la neige et le gel menacent d’endommager la structure même de l’édifice en chantier qui est sans toit. Le provincial convoque frère André pour le consulter. Le vieux frère dit alors à l’assemblée réunie : « Ce n’est pas mon œuvre, c’est l’œuvre de saint Joseph. Mettez donc une de ses statues au milieu de l’édifice. S’il veut se couvrir, il y veillera… ». Deux mois plus tard, la communauté a en main l’argent nécessaire à la reprise des travaux.
|
| L'homme au grand cœur |
|
Frère André met un soin extrême à accueillir les gens qui se pressent autour de lui. Il passe de longues heures au bureau où des milliers de gens viennent le voir. Et le soir, ce sont les visites à domicile ou dans les hôpitaux en compagnie d’un ami bienveillant.
Frère André comprenait le sens et la valeur de la souffrance. Il a dit à ce sujet des mots d’une grande profondeur Par exemple : « Les gens qui souffrent ont quelque chose à offrir au bon Dieu. Et quand ils réussissent à s’endurer, c’est un miracle de chaque jour ! ».L’un d’eux confiera un jour : « Naturellement, frère André avait bon cœur, mais je crois que c’est plutôt l’amour du bon Dieu qui le portait à s’occuper des malades, des pauvres et des malheureux ». En fait, il met tellement de naturel et de bonne humeur dans ces sorties quotidiennes, que certains le considèrent comme « un vieux courailleux » qui aime se promener dans la voiture d’un ami! Mais le frère André réplique un jour : « Il y en a qui pensent que c’est par plaisir que je visite les malades. Après une journée de travail, c’est loin d’être un plaisir… ». Dans sa bonté, il ne perd pas sa lucidité : « C’est étonnant, dit-il, on me demande souvent des guérisons, mais bien rarement l’humilité et l’esprit de foi. C’est pourtant si important… ». Ou encore : « Si l’âme est malade, il faut commencer par soigner l’âme. » Ou bien : « Avez-vous la foi?... » … « Croyez-vous que le bon Dieu peut faire quelque chose pour vous? » « Allez vous confesser au prêtre, allez communier, vous reviendrez me voir ensuite. ». Il dit à quelqu’un qui souffrait : « Ne cherchez pas à vous faire enlever les épreuves, demandez plutôt la grâce de bien les supporter… ». |
| L’homme de Dieu |
|
On renconte encore des gens qui disent avoir reçu de frère André le don de guérir. Et pourtant, frère André a toujours fermement nié avoir quelque don naturel de guérisseur : « Je n’ai pas le don et je ne peux pas en donner » répétait-il. Lui, il suggérait de faire une neuvaine à saint Joseph, de se frictionner avec de l’huile ou une médaille du saint, voyant là « autant d’actes d’amour et de foi, de confiance et d’humilité. ». |
| Le chemin du ciel |
|
Le ciel c’est vivre dans la maison du Père : « Vous savez, c’est permis de désirer la mort dans le but unique d’aller vers Dieu » … « Quand je serai mort, je vais être rendu au ciel, je vais être bien plus près du bon Dieu que je ne le suis actuellement, j’aurai plus de pouvoir pour vous aider. » |
![]() |
| Prières |
| Prières au frère André, cliquez ici |
| Lieux et horaires des visites du Reliquaire de Saint frère André |
| Prier avec frère André à l'Oratoire Saint-Joseph. Feuillet (PDF), cliquez ici |
| Pour en savoir plus... |
| Livres |
| Deroy-Pineau, Françoise, L'étrange destin d'Alfred Bessette dit Frère André, Montréal, Fides, 2004 |
| Dubuc, Jean-Guy, Le Frère André, Montréal, Fides, 1996 |
| Lachance, Micheline, Le Frère André, Montréal, Les Éditions de l'Homme, [2004]c1979 - Pour en savoir plus sur Micheline Lachance et sur les entrevues dans les médias, cliquez ici - Les Éditions de l'Homme |
| Robillard, Denise, Les merveilles de l'Oratoire: l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, Montréal, Fides, 2005 |
| Films - DVD |
| « Le Frère André » Jean-Claude Labrecque, Les Production de la Montagne, 1985 Un extrait du film sur le site de Télé Québec.TV, cliquez ici |
| « Frère André aujourd'hui / Brother André still with us », Le Centre Saint-Pierre - Convergence audiovidéo et l'Oratoire Saint-Joseph, 2004, 62 minutes. |
| Sites Web |
| Les Archives de Radio-Canada Les 100 ans de l'Oratoire: le miracle du frère André |
| Musée canadien des civilisations Exposition Tête-à-Tête |
| L'Encyclopédie canadienne Frère André |
| Dictionnaire biographique du Canada en ligne Alfred Bessette |
| Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française « Le frère André, fondateur de l'Oratoire Saint-Joseph » article écrit par Diane Bélanger |
| Textes sur le Web |
| « Le frère André : L'histoire de l'obscur poirtier qui allait accomplir des miracles » (PDF), Micheline Lachance, L'actualité.com - 30 juin 2010 - Extrait du livre Le frère André : L'histoire obscur portier qui allait accomplir des miracles, par Micheline Lachance, avec l'aimable autorisation des Éditions de l'Homme - www.lactualite.com |
| « Saint-Césaire, berceau de la jeunesse de frère André », Julie Quévillon Mantha, Le Journal de Chambly - MontérégieWeb.com, 2 mars 2010 |
| « Canonisation du frère André : une médaille d'or pour André Larouche », Pierre Rochette, Le Charlevoisien.com, 26 février 2010 |
| « Le frère André et la beauté de la vie moderne », Linda Nantel, Blogue des Éditions de l'Homme, 19 février 2010 |





































