François d’Assise, 800 ans plus tard : un message toujours vivant

François d’Assise, 800 ans plus tard : un message toujours vivant

 

Huit cents ans après sa mort, saint François d’Assise continue de nous toucher par la radicalité et la simplicité de son témoignage. À l’occasion de cet anniversaire (1226-2026), l’Église nous invite à redécouvrir celui qu’on appelle affectueusement le Poverello, le « petit pauvre » d’Assise.

François avait pourtant commencé sa vie bien loin de la pauvreté évangélique. Fils d’une famille aisée, attiré par les plaisirs et les honneurs, il découvre peu à peu qu’ils ne peuvent combler son cœur. Sa rencontre avec le Christ bouleverse son existence. Désormais, il choisira la simplicité, la fraternité, la proximité avec les pauvres et une confiance radicale en Dieu.

Ce Jubilé n’est pas une simple commémoration. C’est une invitation à la conversion et au dialogue avec notre monde. L’héritage de François dépasse les frontières de l’Église : il rejoint les artisans de paix, les acteurs de l’écologie, les croyants d’autres traditions et tous ceux qui cherchent un mode de vie plus fraternel. Son appel à « réparer la maison » résonne devant les blessures de notre planète et tant de fragilités humaines.

Le regretté pape François avait voulu remettre cette intuition au cœur de l’Église. En choisissant ce nom en 2013, il indiquait une direction : une Église proche des pauvres, fraternelle et attentive à notre « maison commune ».

Ce message rejoint profondément ce que nous essayons de vivre ici à l’Oratoire. À l’école de saint Joseph et de saint frère André, nous accueillons chaque jour des pèlerins de tous horizons, dont de nombreux hindous, sikhs, musulmans et bien d’autres. Sur cette montagne qui domine Montréal, où la nature elle-même invite au recueillement, des croyants de traditions différentes viennent prier, chercher la paix, la guérison ou simplement un lieu d’espérance.

800 ans plus tard, François nous rappelle que prendre soin de l’être humain, accueillir son frère, sa sœur, et prendre soin de la création sont inséparables : autant de chemins pour devenir, aujourd’hui encore, de joyeux artisans de paix.